La Cerise
Gourmands, Gourmandes, voici la récolte de cette première quinzaine de février. N’hésitez pas à la transférer à ceux et celles qui pourraient l’apprécier. Bonne lecture !
Ma première cerise de février, je l’ai croqué en lisant Mes Battements d’Albin de La Simone aux éditions Acte Sud. Un récit autobiographique fragmentaire et illustré par l’auteur. Forme rare et chic, non ? À part Le Voile noir D’Anny Duperey, illustré des superbes Noir & Blanc de son père, ou les Histoires vraies de Sophie Calle peu de formats de ce style me viennent en tête. Tu en aurais à me conseiller ?
J’aime Mes Battements parce que c’est doux et drôle. Le genre de gourmandise que tu ne veux pas croquer d’un coup pour en avoir encore un peu le lendemain. J’aime parce que c’est sans chichi. No frills, comme disent nos voisins britanniques. J’aime parce que c’est un homme de cinquante ans et des poussières qui se livre de façon intime et que ceux que je croise d’ordinaire sont plutôt coincés de la bouche !
J’ai ri de cette page au cours de laquelle Albin de La Simone court après une conversation intime avec son père pendant quinze jours. À l’issue de leur séjour commun, au moment même de partir à l’aéroport et de se séparer, alors qu’il a trouvé le courage de parler à son père, le carburateur de la voiture prend feu ! Ou de cette autre où ce même père lui souhaite une bonne nuit juste après lui avoir narré par le menu une anecdote sanglante qui s’est déroulée dans l’hôtel dans lequel il le dépose après un concert !
Voilà le genre de livre qui te donne envoie d’écouter la musique de son auteur alors même que tu ne la connaissais pas une heure auparavant. Le genre de livre qui te donne envie de prendre des pages en photos et de les envoyer à ceux que tu aimes.
PS à ceux et celles que j’aime : je vous aime même si je ne vous ai pas envoyé de pages de ce livre ♥
Ma deuxième cerise de février est un osso bucco de veau qui a mijoté longtemps un samedi cloué à la maison par un texte à rendre plus tôt que prévu ! Tu te souviens peut-être que mi-janvier je me suis vantée d’avoir troussé un super synopsis pour un roman jeunesse qui parlera de fanfare ?
Je devais le rendre le 1er mars et j’avais organisé mon temps d’écriture autour de cette date. Début février, petit mail impromptu de mon éditrice chérie qui me demande si le texte est prêt ! Hupsi… Alors voilà, je l’ai fait passer sur le dessus de la pile, j’ai émincé des légumes, fait rissoler des rouelles de veau et laissé bloublouter le tout en essayant d’écrire mon premier jet d’une traite et d’une trotte, sans (trop) revenir en arrière. Gros défi pour moi et but que je vise. Écrire vite (et bien), me décoincer, prendre plaisir à laisser couler, PUIS, revenir sur le texte. À l’heure où tu reçois cette lettre, j’ai cuisiné et dégusté le premier osso bucco de ma vie et envoyé le premier texte sur une fanfare que je n’ai jamais écrit. J’adore les premières fois de ce genre ! Et toi ?
PS aux gourmand·e·s je ne mets de pas de lien vers une recette car je ne respecte jamais les recettes !
Ma troisième cerise sera pour toi. Le Crayon à roulettes, la maison qui avait édité Compotes et Caramels a fermé dernièrement. J’ai acheté un petit stock de mes romans et je te propose de t’en faire gagner un. Dédicacé, bien entendu.
Alors si tu as envie de découvrir et de faire découvrir l’histoire d’un maître d’école tellement nul gentil qu’il ferait mieux d’aller vendre des bonbons sur les chemins, envoie-moi par mail ton adresse postale et les mails de trois de tes copines susceptibles d’aimer cette newsletter. Je te posterai ce roman première lecture qui fait bien rire les 5-7 ans, promis !
PS aux lecteurs et lectrices qui ne vivent pas en France métropolitaine : si vous avez envie de m’envoyer les mails de vos copines ou de transférer La Cerise, dites-le moi, je vous concocterai une surprise numérique ;)
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De grands mercis à ceux et celles qui m’envoient des mots doux quand ils reçoivent leur Cerise, et aussi des conseils et des idées. De grands mercis à ceux et celles qui m’envoient leurs tuyaux italiens dans les Marches et en Ombrie car ils suivent la préparation de ma grande aventure estivale ! Ces jours-ci je cale mon itinéraire et je compte bien utiliser le site de Once upon a train récemment découvert grâce à un article du Monde. Hourrail, Mollow ou No Plane To Go tentent aussi de proposer aux jeunes (et aux vieilles peut-être !) « des alternatives désirables et concrètes aux voyages en avion », selon ce même article.
On se retrouve dans quinze jours avec plus de fleurs encore dans les jardins. Si d’ici là tu veux en savoir plus sur mon travail, file voir mon site.



