La Cerise
5-4-3-2-1, il paraît que le décompte aide à se lancer.
Alors, on y va.
La motivation ou la discipline ?
Small talk un jour tout gris devant la piscine encore fermée… Il paraît que ces conversations anodines avec des inconnu·e·s pourraient augmenter le bonheur quotidien.
J’annonce au type qui arrive qu’il va nous falloir attendre dix minutes avant qu’ils n’ouvrent la porte et que cette attente risque d’avoir raison de ma… motivation. Et voilà-t-il pas qu’il m’explique qu’il évite ce mot, qu’il préfère parler de discipline. La piscine, pof ! Il ne réfléchit pas. Il y va ! J’ai nagé ces paroles. Et au retour j’ai écrit. Pas par motivation, mais par discipline.
Je vous l’apprends, Sénèque vit et nage à Villefranche de Rouergue.
Ma discipline italienne
J’ai refermé ma cure de films et séries en italien avec Lidia fait sa loi, une série inspirée par l’histoire de la première avocate italienne qui a vécu de 1855 à 1959 et s’est battue pour pouvoir exercer le métier pour lequel elle avait été diplômée. Turin, des costumes « Waouh ! », une photographie « Mamma mia ! ». C’est sur Netflix.
Mon entrée dans l’hiver a été placée sous le signe du podcast, ciao Chiara !
J’ai monté une marche de plus en me rapprochant d’un système d’échange local pour rencontrer des personnes avec qui converser. Du bavardage… mais en italien, on pourrait dire alors « della chiacchierata ». Déjà deux séances en terrasse, le matin, sous la pluie ! Aussi coûteux que la piscine, aussi satisfaisant à la sortie.
En attendant le printemps et le spritz, je reste disciplinée.
Crêpes et scones
Je boucle cette newsletter avec un groupe de copécrivains qui parlent qui mangent, qui mangent qui parlent… Je ne suis pas sûre de réussir à terminer ce texte sans laisser des miettes sur la table et de coquilles sur la page.
En attendant les crêpes, j’ai dégusté des scones avec Agatha Christie. La reine du crime m’a, à sa façon, poussée à préparer ma villégiature italienne. En 1928, juste après son divorce, elle s’est engouffrée dans l’Orient-Express pour son premier voyage toute seule à Bagdad. Elle qui rêvait de ce train depuis toujours et ne se croyait bonne en rien : la Queen, non ?! Elle a aussi organisé sa propre disparition et tenu l’Angleterre en haleine pendant des jours. Sonia Feertchak explore sa vie, son œuvre, et les raisons de son succès dans une série en cinq épisodes.
Si comme mon amie Péka tu juges la Britannique infréquentable, jette un œil au texte de Laure Murat, Toutes les époques sont dégueulasses. L’historienne se penche sur les ré écritures actuelles des best-sellers, pour les purger du racisme et du sexisme notamment.
Merci de m’avoir lue jusque là. N’hésite pas à transférer cette Cerise si elle t’a plu, à aller jeter un œil sur mon site, à me transmettre tes adresses secrètes dans les Marches ou en Ombrie. Je suis toujours à la recherche d’un bel endroit dans l’une de ces deux régions pour y animer un stage d’écriture créative cet été.
Baci e abbracci,
Héloïse


