La Cerise
Souviens-toi que tu vis chez les Sylvanian…
Quand les invités de “ton” festival du livre et de ses métiers aiment le bruit de tes oiseaux, les collines de ton paysage, les questions de tes élèves, les sourires de tes commerçants, les façades de tes rues et qu’ils te le disent tout au long du week-end, tu te dis que tu es vernie, même si tu ne peux pas te faire soigner, te déplacer en transports en commun, ou dîner au restaurant après 21 heures.
Baptiste, Adèle, Maxime, Hortense, Hélène…c’est vous les petits lapins, les Sylvanian :) Merci pour votre enthousiasme, votre générosité, votre ouverture…
(Je les appelle par leurs prénoms pour t’impressionner, bien évidemment,
te laisser croire que je suis devenue leur grande amie
t’inciter à cliquer sur mes liens,
même si ça ne me rapporte pas un centime.)
Je suis rentrée chez moi bien claquée après toutes ces émotions littéraires avec le dernier roman d’Adeline Dieudonné au fond du sac. Je n’ai pas voulu le commencer le samedi soir, car je voulais être sûre de pouvoir dormir…. Le truc impossible en refermant La Vraie vie par exemple. J’ai donc englué mon dimanche Dans la Jungle.
Là où la fille est très (très) forte, c’est qu’elle t’annonce dès le premier chapitre que tout le monde est mort, et que tu flippes quand même pendant 448 pages en espérant que l’irrémédiable ne se produira pas. William Shakespeare, sors de ce corps !
Deux familles, égales en noblesse, Dans la belle Vérone, où nous plaçons notre scène, Sont entraînées par d’anciennes rancunes à des rixes nouvelles Où le sang des citoyens souille les mains des citoyens. Des entrailles prédestinées de ces deux ennemies A pris naissance, sous des étoiles contraires, un couple d’amoureux Dont la ruine néfaste et lamentable Doit ensevelir dans leur tombe l’animosité de leurs parents. Les terribles péripéties de leur fatal amour Et les effets de la rage obstinée de ces familles Que peut seule apaiser la mort de leurs enfants, Vont en deux heures être exposés sur notre scène. Si vous daignez nous écouter patiemment, Notre zèle s’efforcera de corriger notre insuffisance. Traduction du prologue de Roméo et Juliette par François-Victor Hugo
J’aurais peut-être dû mettre la version anglaise pour continuer de me donner de grands airs ;)
Adeline, ton roman sur les violences intrafamiliales, m’a convaincue de m’inscrire au jiu-jitsu brésilien et d’aller acheter Reste que je n’avais pas lu quand il est sorti.
Des nouvelles de l’aventure de la daronne
“- Où en es-tu de l’organisation de ton périple / de ton aventure / de tes vacances en solitaire en Italie ?”
La formulation varie selon le type d’aventurière qui m’interroge. Pour mémoire, je veux partir seule, loin de mon chat et longtemps.
Comme j’ai peur d’être seule, je vais loger chez l’habitant.
Comme je ne veux pas traumatiser Larousse, je la confie à des gens que j’aime.
Comme un mois c’est trop longtemps, je demande à mon amoureux de me rejoindre.
Elle s’en balance pourtant clairement de moi quand elle part à l’aventure, ma Lala.
Je sais d’où je pars - de Paris vers Milan en 🚂
Je sais d’où je reviens - de Rome vers Toulouse en ✈️
Reste à trouver les étapes intermédiaires ! 📍
Je suis allée chercher les émojis. Je les ai copiés. Je les ai collés. Mon écriture serait-elle contaminée par les manies de l’IA ?! Waouh… Retour en enfance. Tu te souviens de ces livres à trous, avec un dessin au milieu de la phrase pour remplacer un mot ? Mes enfants collaient parfois eux-mêmes la gommette à l’emplacement du mot. Je n’ai pas d’exemples sous la main, mais tu vois ? Ça donnerait quelque chose de ce style :
“Maman veut partir en vacances en 🇮🇹 car elle aime beaucoup les 🍦 à la vanille et les 🏛️ historiques” et dessous la transcription au cas où le parent soit un peu fatigué et ait besoin qu’on lui traduise “Italie”, “glaces” et “monuments”.
Restiamo concentrati ! Après ma découverte de NomadSister, je me penche désormais sur un autre réseau d’accueil, Servas, qui m’a aussi été recommandé par une lectrice de La Cerise. Ce reportage de France Info te dira tout ! Je peaufine mon italien avec des suggestions de Lucie Tournebize dont je vous recommande une fois de plus la newsletter, des lectures et des films :
- Scirocco de Giulio Macaione est une BD -qui existe en français- relatant trois histoires de vie des membres d’une même famille entre Venise et la Sicile. J’ai versé ma petite larme.
- Il Maestro d’Andrea di Stefano est peut-être encore en salle à côté de chez toi. Tu aimes les bellâtres paumés, les gosses qui rêvent, les pères ambitieux, le tennis, les vacances et le soleil ? Va voir ce film. On était deux dans la salle, dommage à mon sens.
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Je prévois une halte à Milan et une autre à Bologne avant de prolonger mon séjour vers les Marches. Si tu as des suggestions à me faire sur ces deux villes, je suis preneuse. Si tu y habites, je peux poser mon carnet dans ton salon une après-midi pour te proposer un atelier d’écriture créative, en français ou en presqu’italien !
Il reste une place pour écrire la joie, le mercredi 29 avril à Toulouse. Peut-être as-tu besoin de précision sur le déroulement de cette après-midi créative ? Ecris-moi. Je répondrai avec plaisir tes questions.
On se retrouve dans quinze jours. J’aurai peut-être envie de te parler d’Otello de Verdi ou des Demoiselles de Rochefort, deux salles, deux ambiances !
Merci de m’avoir lue jusque là.
PS : j’ai reçu la ré édition dont je te parlais il y a deux semaines. Le rose tendre des illustrations de Mon Papa et moi a laissé place à une teinte plus proche de la…cerise !





