La Cerise
Ouvrir l’été à Fondamente
Retrouver la statue de chien dans le vestibule, l’alignement des coupes, le petit salon, l’entresol, les cabinets de toilettes, les portraits de famille, les chauves-souris, le labyrinthe de buis, les tommettes et les moulures
Apporter des chips, du vin, du chocolat et des idées
Marcher jusqu’à l’épicerie du village pour en racheter
S’ébaubir devant le miracle 2026 de la boîte - à lettres - glissée sous la boite – à livres de l’épicerie -
Une inscription au feutre noir précise qu’elle est là pour les « magazines »
Anticiper la session de lecture sous le pommier
De vieilles nouvelles de Brad Truc et Bidulette dans Closer, la quête d’harmonie des couples dans un Kaizen de 2017, les meilleurs spots pour pêcher à la mouche selon Le Chasseur français, l’humour queer dans Politis*
Arriver avec un roman qu’on n’a pas réussi à lâcher avant de partir, quatre projets d’écriture, une grammaire italienne, alors qu’on n’est là que pour trois jours
Se promettre un bain dans la rivière au fond du parc
Se souvenir que le calendrier de l’Avent des “Plans Anti Morosité” dont certaines me parlent encore a été conçu en août 2025 dans cette maison du Sud Aveyron grâce aux sessions partagées de début de journée avec les cops-écrivaines
Pouvoir dire un jour de 2027 que le roman italien d’Héloïse Lecarnet a été structuré ici en juillet 2026
Saluer la puissance des amitiés féminines, espérer continuer de créer à leurs côtés l’été prochain ♥
*PS : en parlant de chasseurs français et de queers si tu n’as pas vu Jim Queen, c’est trash, salement drôle et drôlement sale, vraiment pas pour les enfants.
A zonzo per l’Italia !
C’était le titre de mon manuel d’italien quand j’étais au lycée. C’est censé vouloir dire un truc comme “en route pour l’Italie”, “en vadrouille en Italie”. Sauf que je n’ai jamais entendu cette expression ailleurs qu’à l’école. Pour partir “a zonzo” j’ai préparé quelques présents pour les personnes qui m’hébergeront. Je me suis mise en quête d’objets de petite taille parce que je compte voyager avec une simple valise cabine. J’ai tout de suite pensé à des savons artisanaux fabriqués non loin de chez moi, à Rocamadour, une cité sacrée, à flanc de falaise que je te conseille de visiter - hors saison. Mon savon préféré est celui à la fleur d’oranger. J’en ai embarqué quelques-uns, bien protégés dans leurs boîtes en bois clair, et mon amie Nahi m’a soufflé l’idée de prévoir aussi des carnets, la passion d’Héloïse Lecarnet ;) La suggestion s’est muée en atelier de fabrication. Première étape, trouver au supermarché et dans mes placards des emballages cartonnés à mon goût pour les utiliser en guise de couvertures. Deuxième étape, ressortir mon agrafeuse à long bras, celle que j’adore car elle permet d’agrafer la pliure centrale de tout cahier. Troisième étape, rassembler les papiers que j’aime et sortir mon tampon personnalisable pour les signer avec l’inscription “Fait avec amour par Héloïse Lecarnet”.
Voici en images les premiers essais. Entre temps, tu connais mon amour des listes, j’avais envoyé aux copines la question suivante :
Quels sont les dix objets que tu ne possèdes pas et que tu voudrais avoir ?
Et nous avions partagé nos inventaires. Au huitième rang de ma liste se trouvait un massicot et au neuvième une pince à embosser.
🎁 Mon anniversaire est passé par là.
🎁 Mes carnets sont désormais mieux taillés et ornés d’un timbre :
“🍒 Héloïse Lecarnet 🍒”
Si tu aimes les listes, je t’offre le pendant de celle-ci, qui m’a été soufflé par une amie sage :
Quels sont les dix objets que tu possèdes et dont tu pourrais te défaire ?
Ciao le vase que je n’aimais plus, la tondeuse cassée, la raquette inutilisée…
Bologne m’attend, j’essaie de te donner des nouvelles italiennes d’ici quinze jours. D’ici là, je serais ravie que tu transfères ma Cerise à tes aimé·e·s ♥



