La Cerise
Fraisiers et flamenco, un peu d’Espagne pour changer de l’Italie
Cousines, tambours et tempêtes, “Quand lire fait grandir”
Les joies de juin sont de retour
¡Vamos!

Fin mai, je vous avais mis·es au défi de trouver un mot joyeux commençant par “péri”.
La candidate qui m’a proposé “périple” a aussitôt été éliminée pour cause de présence dans le texte initial !
“Péripapéticien·ne”, malgré l’argument des 10 000 pas par jour, ne m’a pas convaincue. La consultation du dictionnaire a achevé de me courroucer puisque ce mot désigne au masculin “un philosophe qui suit la doctrine d'Aristote” et au féminin “une prostituée qui racole dans la rue”. Qui a vu La Putain de performance au Cirque électrique ? Je serais curieuse d’en savoir plus sur ce spectacle qui se présente comme une performance comico-philosophique de cabaret.
“Périnée” et “péridurale” évoquent des circonstances dans lesquelles on peut se faire pipi dessus. Sont-ce donc des mots joyeux ?
Le “périscolaire” qui nous permettait de nous débarrasser sans scrupule de nos descendants après l’école a perdu de sa superbe ces derniers temps.
Je propose donc de rester centrée, et même concentrée, pour te proposer des œuvres et des activités qui m’ont touchée en plein cœur en cette première quinzaine de juin.
Plaisir gourmand pour ouvrir le mois avec un fraisier minute absolument sans gluten dégusté sur la table du bar voisin au marché des Carmes. Ce que j’ai aimé en plus du fait que je me suis régalée avec ce dessert, c’est à quel point la pâtissière puis le barman ont été accueillants. On a filé ensuite vers Le Nouveau Printemps un festival de création contemporaine marrainé par Rossy de Palma dont tu peux profiter jusqu’à la fin du mois si tu es à Toulouse. J’ai découvert le jardin de l’Observatoire de Jolimont depuis lequel partait la déambulation flamenco de l’artiste contemporaine Pilar Albarracin.
Pensée comme un hommage à la ville de Guernica, cette marche réunissait près de 200 femmes et hommes vêtu·es de tenues de flamenco, marchant ou dansant au rythme d’une musique hispanique festive diffusée à plein volume par des enceintes tractées par des vélos. Grand soleil, ballet d’éventails, sourires dans le cortège et sur les visages des spectateurs baladeurs ou à leurs fenêtres et balcons.
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Dans ma boîte aux lettres en rentrant à la maison, le roman sautillant que j’ai écrit cet hiver et dont je t’avais parlé là. Il est inséré au milieu du numéro 299 de Girl qui n’est disponible que sur abonnement. Quel dommage :(
La première - ou le premier - qui transfère La Cerise
et m’envoie son adresse postale en France métropolitaine recevra ce numéro dans sa boîte à lettres. Si tu habites ailleurs, je t’enverrai une version numérique du roman.
Juliette et Lola jouent de la clarinette et du trombone dans une fanfare. La “FAM” pour Fanfare Anti Morosité, un clin d’œil au titre de mon ancienne newsletter, le “PAM !” pour Plan Anti Morosité. Première joie pour moi !
Quand Lola entre au collège, le regard des autres pèse sur elle au point de lui donner envie de laisser tomber la musique…
Deuxième joie pour moi : découvrir le portrait de Larousse qui accompagne la mini bio qui m’a été demandée par l’éditrice.
Troisième joie : découvrir et savourer les dessins de Marygribouille que je ne connaissais pas et avec qui nous avons échangé quelques mots par mail après la sortie du journal.
“Quand lire fait grandir” était aussi le titre d’une journée de travail interprofessionnelle organisée par le syndicat national de l’édition au début du mois. Conférence inaugurale de Patrick Ben Soussan, pédopsychiatre, sur l’enfant et le livre : passionnante. Je me suis promis d’aller lire son travail et j’espère que ce Patrick-là ne me décevra pas comme celui de mon adolescence. Pas encore lu non plus, mais sur ma pile grâce aux rencontres de ce jour : le roman de Rachel Corenblit sur AZF Pas la fin du monde. Parce que c’est de la litté jeunesse, parce que ça se passe à Toulouse, parce que j’ai aimé le regard de l’autrice sur les ados, son discours respectueux de toutes les littératures et des pratiques de lecture des plus jeunes.
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Dans mes découvertes de cette quinzaine, le documentaire écrit par Maria Pourchet à voir en replay sur FranceTV 1998, l’été de nos 18 ans. Super bande-son sur des images d’archives qui font alterner Clinton, Chirac, DSK et tous ceux qui désignaient les Bleus comme des loosers… Quelle époque…Heureusement qu’il y a Kate et Leonardo, les free parties et les 35 heures. Heureusement qu’on a réhabilité Monica aussi. “C’était mieux avant ?” Rien n’est moins sûr.
Dans mes oreilles Le jour où il est parti, un podcast de Clara Guillaud. Elle explore, à partir de son expérience personnelle, les silences liés à l’incarcération des pères. Très peu de textes pour les enfants sur ce sujet sensible, rappelle un éducateur de l’association “Parloir père-enfants” qui intervient dans le documentaire : mon album jeunesse cherche toujours son éditeur.
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Qui a vu Une année italienne ?
Ce film pourrait être dans la liste de mes activités de la deuxième quinzaine de juin.
A l’heure où je t’écris, je suis inscrite à un atelier d’écriture de “paysage sonore”, à deux pas d’animer un atelier d’écriture dans un jardin et de marcher dans le Cézallier. Je file chercher où se trouve cet endroit mystérieux dont je te donnerai peut-être des nouvelles.
A dans 15 jours !





