La Cerise
Certains jours, la groumpfitude me colle à la peau comme un pansement un peu sale à demi-arraché… Pourtant, le printemps est arrivé.
Alors alors, j’essaie de trouver un peu de beauté par ci par là, de voir le verre à moitié plein, même quand il est à moitié vide !
Mon Papa et Moi est ré édité. Je me réjouis de retrouver Malinette et son père dans des teintes un peu différentes. Mon histoire de colonie de vacances sportives sortira en août dans un journal pour les 9-14 ans. Je vais faire écrire sous peu des ados du même âge qui m’ont tout l’air d’être des Bisounours, vu le mail que m’a envoyé leur représentante au Conseil de Vie Collégienne.
Et… je te concocte une après-midi créative sur le thème de la joie le 29 avril à Toulouse ❤️. Toutes les infos sont là. Rien que d’y penser, je vais mieux ❤️. Tu t’inscris ?
Les projets en cours aboutissent…parfois !
Si tu y réfléchis tu comptes combien de projets aboutis pour combien de projets tués dans l’œuf, avortés, abandonnés en route ces derniers mois ? Dis-moi.
Les expressions pour désigner ces idées restées au stade de rêves ne sont pas très engageantes. Or, des projets presque finis sont parfois simplement des conceptions qui méritent un peu de repos ou de recul, des germinations lentes ou des plantes qui fleuriront sous une autre forme. Parfois aussi des bénédictions parce que le résultat n’aurait pas été à la hauteur du fantasme.
Je pense à ce presque roman écrit à quatre mains avec mon amie Clélia que j’ai transformé en nouvelle, avec son accord, quelques années plus tard. Je pense à ce “feel (presque) good” dont j’ai commencé la trame quand j’ai décidé de m’offrir un mois en Italie cet été. L’idée me nargue, me grattouille, me culpabilise, me chatouille…jusqu’à quand ? Jusqu’à ce que je lui dise “ok l’idée, je te reprends et je te malaxe jusqu’à tourner tes pages dans le rayon d’une librairie” ou “ok l’idée, lâche-moi, ce n’est pas le moment” ?
Je pense enfin aux belles cerises dessinées par Delphine qui a répondu un jour de décembre au “PAM !”, le nom de mon ancienne newsletter qui cueillait au fil des mois les Plans Anti-Morosité à portée de main. Tu peux en retrouver une version là. Après quelques échanges de mails, on est passées aux vocaux. Puis, on s’est rencontrées chez une amie commune et on a cogité. Une idée géniale. Le passage à la réalisation pratique dépasse nos compétences. Il a fallu se rendre à l’évidence. On a stoppé le travail après quelques semaines de tests en tout genre. Mais tu vois, je ne vais pas jusqu’au bout du partage, là. Parce que cette idée-bulle de savon volette encore au-dessus de ma tête sans peut-être avoir totalement éclaté !
“Une fois par mois…si on y arrive”
J’ai déjà eu l’occasion de te présenter les créations radiophoniques de Delphine Saltel. Ce mois-ci, j’ai écouté d’une oreille attentive, amusée et navrée, l’épisode sur la chirurgie esthétique de son “podcast anti-crise pour nous aider à repenser nos modes de vie”, Vivons heureux avant la fin du monde.
Dans “Médecine esthétique : peut-on avoir la peau des riches ?” elle pénètre dans un cabinet médical pour sonder ses propres désirs de jeunesse et de perfection avant d’interroger, notamment, Muriel Joudet, une critique de cinéma qui écrit sur les actrices et la vieillesse. J’aurais envie de te parler de “russian lips” et des liftings de Jane Fonda, mais je préfère te suggérer d’écouter ce podcast, y compris si tu as moins de 25 ans, parce que les très jeunes sont déjà client·e·s en fait.
Si tu souhaites aller plus loin, 4 épisodes de La Série Documentaire sur le vieillissement des femmes te tendent l’oreille.
Et toi, quel est ton podcast chouchou du moment ?
PS : je referme, en bouclant l’écriture de cette Cerise, Vieille, la BD de Delphine Panique. Cynique et irrévérencieuse à souhait. J’ai adoré. A éviter cependant si l’idée de lire les mots “bite” et “caca” te fait déjà mal aux oreilles.
Wow !
J’habite la diagonale du vide.
J’ai vu un spectacle de 2015.
Je vais t’en parler en 2026.
Scrupules, complexes, illégitimité…
J’en fais quoi ?
Des confettis pour rendre ta journée plus jolie
Frédéric Ferrer explore avec Wow nos capacités en tant qu’espèce à aller vivre sur d’autres planètes. Vu que la Terre, en gros, c’est bientôt foutu…
C’est du théâtre. Entre science et fiction. Vu que le gars, il est agrégé de géographie en plus d’être comédien, c’est plutôt bien foutu !
Cette conférence de la compagnie Vertical Détour s’inscrit dans un cycle de créations qui interrogent les bouleversements actuels du monde.
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Plus que deux jours et “Vivre Livre !”, notre festival du livre et de ses métiers, démarre avec l’accueil d’Adèle Leproux, la directrice commerciale des éditions L’Iconoclaste qui publie des romanciers dont j’aime le regard sur le monde et la plume : Baptiste Beaulieu (qui sera notre invité), Adeline Dieudonné, Mathieu Palain… Le samedi 4 avril, si tu passes par Figeac tu pourras aussi rencontrer Hortense Raynal et Maxime Rossi, fabriquer des carnets, créer ton Booktok, marcher sur les routes du livre… Tout est gratuit et il reste des places. A réserver auprès des médiathèques, librairies indépendantes et de l’office de tourisme.
A dans quinze jours !
Héloïse
PS : si tu hésites à venir écrire avec moi à Toulouse le 29 avril, regarde ce qu’en pensent ceux et celles qui se sont lancé·e·s
«Je me suis inscrite à l’atelier d’écriture d’Héloïse, un peu par curiosité et beaucoup par envie de relever un défi.
J’avais au départ une boule au ventre, l’angoisse de n’avoir rien à dire et à écrire (la page blanche…).
La simplicité, l’imagination et l’humour d’Héloïse m’ont libérée un peu plus à chaque exercice.
J’ai relu récemment mes productions et j’en arrive à la conclusion qu’il n’est pas nécessaire d’avoir fait des études littéraires, ni obtenu la moyenne au bac de français, ou même d’être allé jusque là. C’est un exercice de lâcher prise, et, dans l’art de nous révéler à nous-même, Héloïse est passée maitre. Je suis certaine que nous sommes toute.s capables, en acceptant d’accueillir nos émotions, positives ou pas, de faire rire, d’émouvoir, de faire pleurer…de ravir ceux qui nous lirons.» – V.S.
«L’atelier d’écriture animé par Héloïse était stimulant et joyeux, véritable moment de partage créatif où l’on a eu le sentiment que tout était possible, que notre liberté d’écriture ne tenait qu’à nous.» – E.N.
«J’ai eu la chance de participer à quelques ateliers d’Héloïse dans différents contextes (bar associatif et lieux privés). C’est avec humour et pétillance qu’Héloïse nous propose un défilé d’étapes et d’exercices bien pensés, accessibles et parfois surprenants. J’adorerais pouvoir m’inscrire à un de ses ateliers prochainement, c’est en effet un rendez-vous créatif collectif mais aussi avec soi-même.» – Klee
Et s’il te reste des questions, tu peux m’écrire à : contact.heloise[at]laposte.net
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